Cameroun~La société civile vent debout contre la lenteur des travaux du stade principal de la CAN 22

Narcisse Mouelle Kombi le Ministre des sports et de l’éducation physique indexé au premier chef dans l’affaire des chantiers d’ Olembé devenue chronique


Le stade d’Olembé fait désormais l’objet de plusieurs dénonciations tant les travaux de sa construction avancent à pas de tortue. L’ opposition, la société civile et les amoureux du football ne cachent pas leur amertume dans leurs arguments pour critiquer les manquements dans l’évolution de ce important chantier de la CAN 2022. Or le complexe sportif est prévu pour abriter le match d’ouverture et la finale de la compétition. Mais ses toilettes inachevées, les panneaux publicitaires inexistants, son extérieur qui a l’aspect d’undébut des travaux et bien d’autres œuvres en cours démontrent diverses insuffisances. “ Nous sommes passés de la pause de la première pierre en 2016 et trois ans après c’est- à- dire en 2019 nous n’étions pas prêts pour accueillir la Can. Les choses risquent de se répéter pour l’année prochaine. Nous sommes à4 mois des jeux et jusque là les imperfections s’accumulent”. Ce propos de Jean Bruno Tagne, journaliste et écrivain, semble réconforter la position d’une ancienne gloire du football camerounais. “ Chez nous on parle des réalisationsmais rien n’est fait ni dans les délais ni plus tard. Les gens s’arrangent à ce que rien ne marche notamment les autorités du ministère des sports et de l’éducation physique ”. Le 03 septembre lors de la rencontre qui opposait l’équipe de football du Cameroun à celle du Malawi, l’opinion a été choquée par une décision des dirigeants qui interdisait l’accès du stade à la presse privée. “ Que veulent- ils nous cacher ? ” s’est exclamé un journaliste sportif. Malgré les multiples descentes sur le terrain du ministre des sports et de l’éducation physique sur fond de publicité, beaucoup reste à faire pour l’achèvement des travaux du stade d’ Olembé dont les coûts en terme de consommation sont d’ores et déjà évalués à plus de 200 milliards de Fcfa.

William Omer Tchuisseu

Correspondant au Cameroun