Cameroun~La nuit des longs couteaux de retour à l’instance faîtière du football

À la veille des élections à la présidence de la Fédérationcamerounaise de football ( Fécafoot) les camps se mobilisent pour le contrôle de cette organisation.


Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue le lundi 30 août au siège de la Fécafoot à Yaoundé, sa commission électorale présidée par Gilbert Schilck s’est lancée dans une vaste campagne de sauvetage des dirigeants actuels de cette institution. Aussitôt est- il revenu sur les querelles du momentqui mettent en opposition les groupes à la course pour la tête de la fédération. À propos des adversaires de Seïdou MbomboNjoya dirigeant de la Fécafoot depuis deux ans et candidat à sa propre succession, ses soutiens estiment qu’il s’agit d’une “ cabale visant à fragiliser un groupe infatigable dans la redynamisation du football camerounais”. Les critiques contre l’équipe en place avaient inondé l’espace médiatique. L’on accuse Mbombo Njoya et les siens d’avoir “ créé des clubs fictifs pour se faire des électeurs illégaux afin de maintenir des personnes incapables de gérer le football camerounais”. La réplique de Gilbert Schilck- magistrat, ne s’est pas fait attendre. “ Faux ! Nous avons tous les procès verbaux des matchs et les licences de ces clubs qu’on qualifie d’ inexistants. Ce sont des clubs connus et leurs encadreurs peuvent témoigner”.En brandissant les documents justificatifs de son discours les acteurs du jour ont voulu se montrer rassurants. “ Croyez-vous réellement qu’on peut corrompre les têtes pensantes que nous sommes ? Mes collaborateurs et moi sommes incorruptibles. Nous sommes dans le respect des textes et rien d’autre”. En revanche, c’est sans surprise que le cas Samuel Eto’o a été évoqué par la presse. En effet l’ancien lion indomptable avait fait part de son ambition à candidater pour la présidence de la Fécafoot. Perçu comme un poids lourd pour challenger le patron du football dans les bureaux de Tsinga sa double nationalité a rapidement servi d’alibi pour l’écarter de la compétition. “ Les textes sont clairs, aucun individu titulaire de la double nationalité ne peut diriger la Fécafoot”. A tenu à préciser un membre de la commission électorale. Toutefois les adversaires de la l’administration dirigeante n’entendent pas lâcher prise. Les arguments surgissent de par et d’autre pour tenter de convaincre le public et les électeurs à soutenir un camp. Cette autre séquence des crises au sein de la Fécafoot empêche le développement du sport camerounais classé dans les mauvais rangs des championnats en Afrique. À la guerre des clans s’ajoutent la précarité des joueurs locaux et le manque de moyens pour le bon fonctionnement des clubs. Coutumiers des tensions les responsables du ballon rond font reculer ce sport favori pourtant une référence de l’identité camerounaise.

William Omer Tchuisseu

EburnieNews Afrique